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Designer son terrain

Mis à jour : 17 avr. 2020

La conceptualisation du design du jardin nécessite une réflexion mûrement réfléchie. À chaque designer, sa méthode. J’ai choisi de présenter IDEPRA par simple souci de mémorisation. Toutes les méthodes sont similaires et mettent en avant l’importance du rêve et de l’imagination, de l'observation, de la découverte des ressources, puis déterminer ce qui est possible et où se situent les limites. Vient alors la phase de planification et de réalisation. La phase de maintenance, d’amélioration et de recul constituent également une phase très importante.

I – IMAGINER ET RÊVER


Qu’a-t-on envie de construire sur le terrain à première vue ? Quelles sont les besoins et les attentes ? Aujourd’hui ? dans 5 ans ? C’est le moment de savoir si l’on veut des fleurs, des légumes, des animaux, un espace pour se détendre, etc. Une fois le rêve mûrit, il est important de le mettre par écrit sous la forme d’un schéma. Même si son ensemble ne sera pas réalisable, il faut pousser la réflexion au plus loin.

D - DÉCOUVRIR ET OBSERVER

C’est le moment de faire connaissance avec le terrain à aménager. Afin de développer le sens de l’observation, il est conseillé de faire des croquis et de prendre des photos.

D’autre part, il est préférable de faire un tableau avec les cultures qu’il est possible de mettre en place, les ressources disponibles, les besoins, les caractéristiques du sol – pente, humidité, etc. Les plantes présentes donnent des indications sur la nature du sol (consoude : sols humides; ortie : terre riche en azote, trop fertilisée ; mouron blanc : sol équilibré et fertile). Certains arbres peuvent être intéressants pour leurs ombres, bois ou fruits.


Une analyse sectorielle permettra de déterminer le secteurs les plus exposés aux vents, froid et pluie. Il est conseillé de marquer avec des piquets les zones éclairées par le premier soleil du matin ou exposées au vents forts. S’il n’y a pas de de mare ou de rivière sur le terrain, voir où stagne l’eau de pluie. Il est également possible de creuser des trous pour voir à quelle hauteur est la nappe phréatique. Si le niveau est assez haut, il pourra être intéressant de créer une mare.

E – EXAMINER ET ÉVALUER

Il s’agit d’évaluer les étapes précédentes. Cette phase permet, entre autres, de déterminer ce qui est adapté au sol, de de choisir les bonnes associations de plantes et de savoir quels végétaux présentent un intérêt particulier pour le terrain en question. Dans son livre, le designer The Earth Care Manual, Patrick Whitefield, propose l’analyse SWOC :

STRENGHTS :

Quels sont les atouts du site ? Qu’est ce qui est déjà particulièrement beau ou agréable ? Que sais-je des récoltes ou des cultures passées ? Quels réseaux peuvent être activées ou améliorés ? WEAKNESS :

Qu’est ce qui n’a pas fonctionné dans le passé ? Y-a-t ’il des plantes qui pourraient causer des problèmes ? Les voies d’accès sont-elles difficiles ? Le sol a-t-il été compacté ou fertilisé à l’excès ?

OPPORTUNITIES :

Quels éléments sont possibles au moment de la conception ? À quoi ressemblerait le jardin/potager idéal ? Où puis-je trouver des modèles et obtenir des informations ?

CONSTRAINTS : Quels sont mes disponibilités en terme de financement et de temps ? La taille de la parcelle permet-elle la réalisation de toutes les possibilités ?

P – PLANIFIER ET CONCEVOIR

C’est ici que commence la vraie planification, appelée « design ». On sélectionne les éléments qui vont pouvoir remplir les fonctions souhaitées. Dans la méthode dite « exclusion », on créer plusieurs options/croquis avant de passer à l’étape de la sélection.

PLANNIFICATION DES ZONES :

Zone 0 : zone centrale (maison, cabane à outils si jardin partagé, etc.)

Zone 1 : zone la plus fréquentée. On va placer ce qui réclame le plus de soins ou ce dont on a besoin souvent : la serre où l’on va faire des semis, les plantes pour les aromatiques

Zone 2 : zone qui nécessite de l’entretien mais moins de visites. On peut y mettre le verger, le potager, le compost, le poulailler, haie brise-vent, grands arbres pour avoir de l’ombre, etc.

Zone 3 :zone qui peut accueillir des animaux plus grands, des cultures fourragères, des céréales, des arbres non taillés, un étang, etc.

Zone 4 : zone semi sauvage. Ce peut être une forêt entretenue dont on récoltera le bois, les champignons, etc..

Zone 5 : zone sauvage où la nature évolue librement.


R – RÉALISER ET CONSTRUIRE

Idéalement, les matériaux doivent être durables et issus d’une production respectueuse des ressources naturelles. La mise en réseau est l’une des force de la permaculture. Les différents éléments sont choisis, disposés et combinés de la meilleure façon possible.



A – AMÉLIORER, INAUGURER ET ENTRETENIR Comme son nom l’indique.


Sources : Le basique de la permaculture pour un jardin durable, Christophe Bachmann/Eva Bürhrer/ Kurt Forster.

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