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Découvrir le concept de jardin-forêt

« Une culture étagée, comestible depuis le sol jusqu’à la canopée ».

« Beaucoup de permaculteurs rêvent de créer un jardin-forêt. C’est le symbole d’une nature sauvage ou règne l’abondance. Une culture étagée, comestible depuis le sol, offrant ses tubercules, ses champignons, ses légumes-feuilles, jusqu’à la canopée, regorgeant de fruits de toutes sortes » Carine Mayo.

Cette pratique ancestrale, imitant le modèle d’un jeune boisement naturel, est très populaire auprès des jardiniers en quête d’autosuffisance. Au-delà de sa résilience naturelle, le jardin-forêt abrite une grande diversité végétale et animale. La cohabitation bien pensée d’arbres fruitiers ou nourriciers, de vivaces herbacées, de champignons, d’aromatiques ou encore de fruits et légumes peut s’avérer être une source d’énergie considérable. L’attractivité de cette pratique réside, au-delà de l’abondance des récoltes, dans la richesse de matière organique générée : bois, fourrage pour les animaux et présente de nombreux bienfaits pour l’écosystème qui l’entoure : créations de microclimats, reconstitution des sols, drainage de l’eau, etc. ©Lonnymagazine

Initialement pratiquée en climat tropical, cette culture est popularisée en Europe dans les années 70' par l’anglais Robert Hart. Ce dernier propose, pour optimiser les interactions positives entre les différents résidents de la forêt jardin, une stratification des cultures. En d’autres termes, les végétaux seront, en fonction de leur taille, de leurs utilités et de leurs besoins, espacés sur 7 « étages » différents. Dans son livre « Créer un jardin-forêt, Patrick Whitefield controverse et simplifie cette méthode en proposant une stratification sur 3 étages : supérieur, intermédiaire, inférieur.

L’étage supérieur abrite, si l’on a de la place, les grands arbres. Ceux qui mesurent plus de 10 mètres. Sous ces arbres, on peut en faire pousser des plus petits : des pommiers, des abricotiers, etc.

L’étage intermédiaire des végétaux allant de 1 à 3 mètres. On retrouve les arbustes fruitiers (groseilliers, cassissiers, etc.), les plantes grimpantes (vignes, actinidia – kiwi) ainsi que des ronces fruitières (framboisiers, mûrier, etc.)

L’étage inférieur est le royaume des plantes sauvages. On peut y faire pousser des plantes à feuilles, vivaces (pouvant vivre plusieurs années) de préférences pour ne pas avoir à les replanter chaque année : menthe, oseille, chou perpétuel , etc. mais aussi des plantes couvre-sol telles que les fraisiers. On peut également s’essayer à la culture de champignons sur rondins de bois (pleurotes, shiitakes, etc.)

Pour que ces végétaux puissent cohabiter ensemble tout en proliférant des interactions positives, il convient d’appliquer certains fondamentaux lors de l’aménagement du jardin-forêt. Tour d’abord, le jardin-forêt doit être pensé de manière à ce que tous les étages, de la canopée jusqu’au sol, puissent bénéficier de la lumière du soleil. Lors de l’aménagement du jardin-forêt, il est donc indispensable de penser des espaces où passera la lumière (clairière, marre, etc.). D’autre part, ces bordures sont les espaces les plus riches de la forêt. En effet, elles bénéficient à la fois de la lumière, de la chaleur et de l’humidité apportée par la forêt, éléments prisés par les végétaux fructifères. Martin Crawford, directeur du Fonds de recherche en agroforesterie, propose une visite virtuelle de son jardin-forêt :



Sources : Carine Mayo, Le guide de la permaculture au jardin, rustica, foretgourmande.fr

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