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Connaître et enrichir son sol

« 95% de nos denrées alimentaires sont, directement ou indirectement, produites par nos sols ». Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Pour bien gérer son sol, il est nécessaire de connaitre sa composition : les éléments contenus ainsi que ceux qui ne sont pas désirés.

Aujourd’hui, la science n’a pas encore décrit tous les micro-organismes existants, toutefois, on estime que 25% des organismes de notre planète vivent dans les couches du sol. À noter qu’une poignée de terre peut en contenir jusqu’à un milliard ! Au-delà d’être un réservoir de chaleur et d’eau, la terre est le lieu de la transformation des résidus végétaux, elle lie les nutriments et les polluants et intervient en tant que régulateur climatique.

Dans un sol sain, les « travailleurs » présents (verres de terre, nématodes, champignons, micro-organismes, etc.) forment un équilibre primordial. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de cultiver et de nourrir le sol avec ce que l’on appelle l’édaphon, l’ensemble des organismes vivant dans le sol. On estime qu’un sol sain contient 40% d’éléments minéraux, 10% de matière organique ainsi que 25% d’eau et d’air. NB : Les menaces les plus dangereuses pour le sol sont la salinité dû aux engrais chimiques, le compactage, la pollution et l’érosion.

On distingue 3 types de sol :

1. Sableux : composé de particules relativement grossières, où l’eau s’y infiltre facilement, généralement pauvre en matières organiques et il ne retient pas les les éléments nutritifs qui sont entrainés en profondeur. Il est conseillé de pailler les plantations pour éviter que l’eau ne s’évapore. Dès la fin de l’hiver il s’est suffisamment réchauffé pour permettre les premiers semis. C’est un sol idéal pour la culture des légumes primeurs/racines.


Légumes conseillés : carottes, betteraves, céleris-raves, navets, salsifis et radis. Pommes de terre qui aiment les sols souples, ail, fenouil, échalotes, mâche, asperges, haricots, pois, salades, fraises, tomates (à condition que le sol ait été bien fertilisé : engrais riche en potasse ou du compost bien mûr), persil, estragon, coriandre et ciboulette.


2. Limoneux : composé de particules de taille moyenne, couleur brun foncé, généralement fertile, souvent riche en matières organiques. Doux au toucher et lorsqu'on presse un petit morceau entre ses doigts, il laisse une couleur marron-gris sur la peau. En été, sa texture est plutôt poudreuse, fragile et plutôt compact. Il est conseillé d’ajouter du sable pour l’aérer.


Légumes conseillés: Toutes les herbes aromatique et tous les légumes apprécient cette terre. Particulièrement les aubergines, betteraves, tous les choux, haricots, salades, melons, tomates.

3. Argileux : composé de particules très fines, se crevassant par temps sec et sont boueux

en hiver. ll est difficile à travailler car sa texture est collante, il est lent à se réchauffer au printemps mais il est souvent fertile car riches en limon. Il est possible de l’ améliorer en bêchant à grosses mottes avant l’hiver. L’action du gel et le travail des vers de terre les briseront et rendront la terre friable. Des apports de compost ou de fumier bien décomposé permettent également d’assouplir ce type de terre.

Légumes conseillés : artichauts, aubergines, bettes, cardons, chicorées, choux (choux fleurs, choux pommés et brocolis), tomates, rhubarbe, ciboulette, menthe, épinards, haricots, pois.

Évitez en revanche les légumes racines qui n’aiment guère le sols asphyxiants.



Le test du boudin : infaillible pour déterminer la nature du sol.

Il faut prendre un peu de terre et l’humidifier. Puis il faut la rouler en boudin. Si ce n’est pas possible ou que le boudin se désagrège, c’est que la terre est plutôt sableuse. Si on réussit à former un boudin mais qu’il craquelle lorsque l’on tente de l’affiner, c’est que la terre est limoneuse. On dit souvent que son toucher est « soyeux », il talque les doigts. Enfin, si on est en mesure de former un boudin de 5mm non craquelé, la terre est argileuse. Dans ce cas, des fentes doivent apparaitre régulièrement en période de sécheresse.


Le concept du Mulching : pas de terre à nue.

Dans la nature, le sol est toujours recouvert : herbes, feuilles mortes, branches, etc. En permaculture, le bio mimétisme est souvent utilisé pour imiter les richesses produites par la nature. Dans ce cas précis, on peut utiliser de nombreux éléments pour recouvrir le sol : paille, tontes de gazon, broyats de végétaux, carton, plantes inutilisées, fanes, etc. qui, en se décomposant grâce aux « travailleurs », viendront enrichir la terre et formeront du humus. Un sol couvert apporte de nombreux avantages : le mulch (paillis) freine l’apparition des herbes indésirables, la terre se dessèche moi ns et il est moins nécessaire d’arroser.De plus, il est moins soumis à l’érosion et au lessivage qui entraine les éléments nutritifs en profondeur.






Sources : Conseils d’experts, Le guide de la permaculture au jardin, Carine Mayo; Le basique de la permaculture pour un jardin durable, Christophe Bachmann/Eva Bürhrer/ Kurt Forster ; gerbeaud.com

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